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Katia Adili, une jeune congolaise qui prouve bien qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années.

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Katia Adili est une jeune congolaise de 24 ans qui œuvre dans la promotion des jeunes talents de la RDC, plus particulièrement en encourageant le leadership et l’entrepreneuriat de la gente féminine. Elle travaille présentement comme assistante de direction dans une entreprise de la place et elle est en dernière année de licence en Business Administration à Leadership Academia University. En outre elle est fondatrice de la structure qu’elle appelle the Kongolese Young Ladies Empowerment (The KYLE en sigle) et qui a pour objectif de renforcer les capacités des jeunes femmes congolaises dans différents domaines ou aspects de leurs vies.

M.M : Comment cette vision t’est-elle venue?
K.A : Tout est parti de lorsque je résidais encore en Europe et qu’en ayant un regard de l’extérieur vers mon pays, je me suis rendue compte de combien l’image de la femme congolaise en général et surtout de la jeune fille en particulier laissait largement à désirer. C’est ainsi que la vision de The KYLE m’est venue en tête afin de pallier ce problème.
Si la femme congolaise ne se rend pas très vite compte qu’entre ses mains repose soit l’échec soit la prospérité de son pays, nous risquons bien de continuer à sombrer dans une décadence sociale accrue et sans pareille. C’est elle qui doit, une fois adulte, éduquer la jeunesse de manière intégrale et si elle n’est pas elle-même élevée dans ce sens dès son jeune âge, nous risquons d’être de plus en plus entourées de mères qui ignorent ce que la société attend d’elles en tant qu’exemples et modèles de valeur.

M.M : Comment as-tu ressenti ce besoin de donner de la guidance à la jeune fille?
K.A : Je pense que ce besoin était présent en moi depuis très longtemps. J’ai pris le temps qu’il fallait à réaliser que la guidance de la jeune femme congolaise était une noble mission que j’ai fait mienne. Cela s’avère même être plus qu’une passion car c’est un devoir pour toute femme de transmettre à d’autres femmes l’ensemble des valeurs positives ou des vertus essentielles au progrès de tout un peuple. Semblables à l’image d’une femme qui tient une bougie allumée dans le noir et qui tend à allumer aussi celle de ses voisines à tour de rôle, la femme représente pour moi la gardienne de la flemme qu’elle se doit de préserver, ce qui renvoit à garantir le foyer de valeurs dont elle a la charge et la haute responsabilité afin d’apporter l’harmonie et la sérénité dont la société a tant besoin. Et donc il y a aussi le caractère d’éveilleuse des consciences qui entre en jeu car la femme a le devoir d’ennoblir son entourage en lui conférant le sens de la dignité mais aussi celui du bien commun.
Nous sommes dans une société qui fonctionne malheureusement sous l’impulsion du « chacun pour soi » et nous ne sommes pas encore assez matures pour nous rendre compte que l’évolution positive d’une nation dépend de notre capacité à nous encourager et à nous soutenir pour mener nos entreprises à bonne fin. La notion de synergie des forces manque encore à notre mentalité de congolais et c’est ce qui fait que nous soyons en pleine régression sur tous les plans. C’est dans cette optique que s’élance mon combat, de manière à ce qu’il commence par les jeunes femmes de mon pays, qui ensuite seront en mesure de passer le flambeau à leurs enfants et leurs enfants de le passer aux générations à venir.
M.M : Quels sont tes projets d’avenir ?
K.A : Des projets j’en ai plein la tête mais je pense que la réussite de chacun d’entre eux dépend de la discrétion et du temps de préparation que j’aurai investis à les matérialiser tout en ne perdant de vue la notion d’excellence à laquelle j’aspire. Pour l’instant je suis employée à temps plein dans une entreprise de la place et en parallèle je travaille pour la promotion des jeunes talents de mon pays à travers le magazine Jeune Congolais qui se veut être un miroir du dynamisme de la jeunesse congolaise actuelle. Cette nouvelle génération de jeunes congolais se veut responsable, entrepreneuse et déterminée pour atteindre elle-même les sommets auxquels elle aspire et mon rôle c’est de l’aider à y arriver en l’orientant selon ses besoins, ses objectifs mais aussi en veillant à l’épanouissement et au développement personnel de tout un chacun.

M.M : Quelques conseils et un mot de la fin.
K.A : La femme congolaise doit devenir une référence incontournable en ce qui concerne le relèvement et le développement intégral de l’Afrique et j’exhorte vivement toute jeune femme désireuse d’améliorer les conditions de vie de sa communauté à sérieusement méditer sur la citation qui dit qu’éduquer une femme c’est éduquer toute une nation pour en faire son fer de lance.
Mon mot de la fin sera donc de dire aux jeunes femmes leaders de mon pays que la réussite de chacune reste à leur portée du moment qu’elles donnent le meilleur d’elles-mêmes et qu’elles ne se comparent à personne. Nous avons toutes quelque chose de particulier à offrir et c’est cette diversité dans la complémentarité qui fera la beauté mais aussi la richesse de nos réalisations pour le bien et l’intérêt de tous.

 

Mickaella Moyogo.

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